Catastrophes et risques majeurs: 30 milliards de DA déboursés en 2020
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Vendredi 16 Avril 2021
Journal Electronique

«L’État a alloué plus de 30 milliards de dinars, en 2020, pour faire face aux catastrophes majeures et indemniser les personnes sinistrées», a révélé le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Urbanisme lors de la Conférence nationale sur la stratégie de prévention et de gestion des risques majeurs, qui a débuté, hier, au Centre international de conférences.

Pour Kamel Beldjoud, «les raisons de l’aggravation des catastrophes dans notre pays sont, d’une part, la fragilité des villes et des quartiers, avec un grand nombre de bâtiments anarchiques, et, d’autre part, la faiblesse du système d’assurance contre ces catastrophes», soulignant la faiblesse observée dans la gestion des sinistres en raison d’un manque de coordination entre les différents secteurs. Le ministre a, également, déploré l’absence de publication des textes d’application liés à la loi de prévention des risques majeurs, émise en 2004. Nous apprenons, ainsi, que parmi 30 textes d’application liés à cette loi, seuls quatre ont été adoptés. «La non-promulgation de 26 textes d’application s’explique tant par les délais qui ne sont pas fixés que par les responsabilités qui ne sont, elles non plus, pas définies», a expliqué le ministre, précisant que «cette situation empêchait l’intervention des services concernés en cas de catastrophe». «Il est temps, aujourd’hui, de mettre fin à toute forme de polémique pour conjuguer nos efforts et travailler en étroite collaboration afin de gérer les situations de crise», a plaidé Beldjoud qui appelle à faire de la prévention la «priorité de tous». Il a signifié qu’une stratégie nationale a été élaborée pour faire face à 10 risques parmi les 14 identifiés par les Nations unies.

 

Sortir avec des recommandations efficaces
Il a souligné, en outre, la nécessité d’activer les travaux de la Commission nationale des risques majeurs et de mettre à sa disposition les moyens financiers, humains et structurels nécessaires pour lui permettre de s’acquitter de ses missions. Pour lui, il est important pour cette commission d’avoir une vision prospective et anticipée des risques naturels. Tirant les leçons des expériences précédentes, le ministre a insisté sur la nécessité de «focaliser, dans le futur, sur la prévention», afin de combler «les lacunes et les dysfonctionnements constatés jusque-là». Pour ce faire, il faut, dit-il, «réfléchir à des actions concertées dans le cadre d’une stratégie globale». Il s’agit, a-t-il recommandé, de «sortir avec des recommandations efficaces et précises que les pouvoirs publics pourront traduire sur le terrain à travers un dispositif de veille permanent à même d’aplanir les difficultés». Sous le slogan «Vers une approche participative et inclusive», cette conférence vise à mettre en place un plan d’action adapté et intégré de lutte contre cette problématique qui s’est vue exacerbée par la vulnérabilité croissante liée à l’urbanisation non contrôlée et aux aménagements réalisés dans des zones à haut risque. Environ 60 experts représentants 12 secteurs ministériels et 30 autres institutions et organes, ainsi que des professeurs et chercheurs algériens d’universités algériennes et internationales ont participé à cette rencontre qui a vu la présence de membres du gouvernement.

Placer des compétences efficaces à tous les niveaux
Le directeur de recherche et délégué national aux risques majeurs, Hamid Afra, a insisté sur la nécessité de mener une action intersectorielle ciblée sur le plan local et national, en ce qui concerne les questions prioritaires, à savoir la compréhension des risques de catastrophe et le renforcement de la gestion des risques pour mieux les gérer. Il s’agit aussi d’«investir dans la réduction des risques de catastrophe et de renforcer l’état de préparation aux catastrophes pour intervenir de manière efficace et pour mieux reconstruire durant la phase de remise en état», a-t-il ajouté avant de donner quelques chiffres sur les dépenses consenties par les pouvoirs publics.
«Des milliers de morts, de blessés et de déplacés ont été enregistrés du fait des catastrophes qu’a connues le pays. L’on note une moyenne annuelle de dépenses de l’Etat estimée à 34 milliards de DA en intervention pour les inondations, les séismes et les feux de forêt.» 70% de ce budget est orienté vers la prise en charge des conséquences engendrées par les inondations et 2.5 milliards de DA/an pour les feux de forêt, dont 700 millions de DA pour l’indemnisation des sinistrés de 2017. Fouad Bendimered, professeur à l’Université de Stanford aux Etats-Unis, a, pour sa part, suggéré de tirer profit des expériences internationales en matière de risque, gestion et stratégie. Il a, ainsi, recommandé «de mettre en place un contexte légal et institutionnel décentralisé et cohérent, de moderniser et de sécuriser les infrastructures vitales et de placer les compétences nationales efficaces à tous les niveaux». Outre la révision du processus juridique pour la mise en œuvre des permis de construire, il a appelé à «consentir des investissements majeurs dans des projets de réaménagement urbain et à mettre l’accent sur la planification pour réduire les risques».
Assia Boucetta

  • reboisement  barrage Douira
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